Conseils financiers professionnels : quand les conseils d'experts valent la peine et pour qui
À certaines étapes de la vie, un conseil financier bien mené fait toute la différence. Ce guide explique quand il vaut la peine, comment fonctionnent les modèles de rémunération et à quoi faire attention lors du choix d'un conseiller.
Le conseil financier professionnel accompagne les personnes dans leurs décisions financières à certaines étapes de la vie, par exemple l’entrée dans la vie professionnelle, la fondation d’une famille ou le passage à la retraite. Le conseiller analyse la situation personnelle, présente les options possibles et aide à atteindre les objectifs financiers individuels. Ce besoin ne concerne pas seulement les personnes fortunées, il concerne toutes les catégories de revenus.
À certaines étapes de la vie, un conseil financier solide est déterminant pour atteindre ses objectifs personnels. Quels événements appellent donc des conseils d’experts ? Quels sont les avantages d’un conseil financier individuel et à quoi faut-il faire attention lors du choix du bon expert ? Cet article donne une première orientation.
L’essentiel en bref
- À certaines étapes de la vie, on pose les bases de la constitution de patrimoine
- Le titre de conseiller financier n’est pas protégé, ce qui complique le choix
- Le conseil financier professionnel est adapté à la situation personnelle
- Un conseil d’expert solide n’est pas gratuit
- Le conseil financier professionnel est suivi d’une gestion de fortune tout aussi professionnelle

Pourquoi les conseils d’experts comptent particulièrement à certaines étapes de la vie
La planification financière privée est devenue très complexe en raison de marchés volatils. À certaines étapes de la vie, planifier ses finances avec anticipation et un conseil solide compte plus qu’à d’autres.
- Entrée dans la vie professionnelle : outre la planification du budget, il s’agit d’abord de constituer une réserve pour les dépenses imprévues. Il faut aussi connaître et exploiter les possibilités offertes par les trois piliers de la prévoyance suisse.
- Carrière professionnelle : constituer un patrimoine solide prend du temps. Les stratégies d’investissement doivent être ajustées à mesure que le revenu évolue. Plus les revenus augmentent, plus l’optimisation fiscale gagne en importance.
- Fondation d’une famille : il ne s’agit plus seulement de se protéger soi-même, il faut désormais prévoir la protection de tous les membres de la famille, notamment l’assurance vie et l’assurance invalidité. L’éducation des enfants doit également être prise en compte.
- Propriété immobilière : vous visez l’acquisition d’un logement ? Le financement entraîne des engagements importants sur le long terme. Une fois la capacité financière vérifiée, c’est le concept de financement qui détermine ce que le bien coûtera au final.
- Prévoyance vieillesse : ce n’est qu’en utilisant efficacement le temps restant avant la retraite que l’on peut atteindre l’objectif d’indépendance financière à un âge avancé. Cela inclut, par exemple, une utilisation optimale des possibilités offertes par le pilier 3a de la prévoyance suisse.
- Retraite : à la retraite, une gestion de fortune bien menée assure un flux de revenus fiable.
- Transmission de patrimoine : une planification successorale bien conçue fait partie, le cas échéant, d’une gestion de fortune complète, et elle permet de réduire les impôts sur les successions.
- Divorce : la séparation fait partie des aléas de la vie qui ne se planifient pas à l’avance. Il devient donc difficile de régler seul l’ensemble des questions financières. En Suisse, le régime ordinaire est la participation aux acquêts, selon lequel les biens acquis pendant le mariage sont partagés. Les avoirs de prévoyance accumulés pendant le mariage sont également partagés. Il faut en outre clarifier les questions de dettes, d’assurances et de droit successoral. Dans l’ensemble, la situation financière doit être entièrement réévaluée et repensée.

À quoi faire attention lors du choix de votre conseiller financier
La Suisse aussi présente encore des lacunes sur les sujets financiers plus complexes. Le Swiss Financial Literacy Report 2025 (True Wealth avec la ZHAW School of Management and Law, enquête réalisée par GfK Suisse auprès de 2043 personnes) mesure un score moyen de 5,43 sur 10 points, soit un peu plus de la moitié des questions correctement répondues. Le niveau de connaissance dépend fortement du revenu : les ménages avec un revenu mensuel dès 12 000 CHF ont répondu correctement à 7 questions sur 10 en moyenne, contre 4 sur 10 pour les ménages disposant de moins de 4 500 CHF.
Résultat marquant : l’efficacité des décisions financières augmente avec la connaissance des placements et de leurs risques. Autrement dit, un conseil qualifié est rentable. Le choix du bon conseiller financier est donc essentiel.
Une qualification reconnue, exigence minimale pour un conseiller financier
Comme dans de nombreux autres pays, le titre de conseiller financier n’est pas protégé légalement en Suisse. Les clients devraient donc s’attacher aux qualifications reconnues de leurs conseillers potentiels. Il s’agit par exemple :
- Diplôme de conseiller financier IAF
- Planificateur financier avec brevet fédéral
- MAS Financial Consultant
Au-delà de la formation théorique, le conseiller devrait bien sûr avoir démontré sa qualification en pratique de manière suffisante. L’expérience dans le domaine financier est en effet un indicateur important de sa capacité à faire face à différentes situations de marché et à développer des stratégies individuelles.
Lors du choix d’un conseiller financier adapté, portez également attention aux critères suivants :
- Indépendance : un conseiller indépendant peut donner des recommandations objectives, car il n’est pas lié à des produits financiers spécifiques ni à leurs fournisseurs.
- Transparence des frais : clarifiez comment le conseiller financier est rémunéré. Des structures de frais transparentes aident à éviter les conflits d’intérêts.
- Conseil personnalisé : le conseiller devrait répondre à vos besoins individuels et à vos objectifs, et proposer des solutions sur mesure.
- Références et réputation : renseignez-vous sur les expériences d’autres clients avec ce conseiller et sur sa réputation dans le secteur.
- Communication claire : un conseiller compétent est capable d’expliquer des sujets complexes de manière simple et compréhensible, pour vous permettre de prendre des décisions éclairées.
- Revue régulière : le conseiller devrait proposer des revues régulières de votre portefeuille, pour s’assurer que vos placements correspondent toujours à vos objectifs.
La méfiance est de mise si un conseiller prend contact avec vous sans démarche préalable de votre part. Si aucun témoin n’est admis lors de l’entretien de conseil, si aucune information sur les risques possibles n’est donnée, si un instrument d’épargne est imposé de manière formelle, ou si l’on vous demande de signer des formulaires en blanc, ce sont là des signes d’un conseil financier douteux.
Le conseil financier prend des formes différentes
En Suisse, il existe différents types de conseil financier qui accompagnent les personnes dans la planification et la gestion de leurs finances. Les principales formes sont les suivantes.
Conseillers financiers indépendants
Les conseillers financiers indépendants proposent des services et produits financiers de différents fournisseurs. Ils agissent dans l’intérêt de leurs clients et ne sont pas liés à des produits ou entreprises spécifiques. Ils sont rémunérés soit par un conseil à l’honoraire payé par le client, soit par une commission des fournisseurs de produits. Comme les conseillers se concentrent généralement sur un nombre limité de fournisseurs, les clients ne devraient pas prendre les termes indépendant et libre trop littéralement.
Banques et établissements financiers
Les banques et établissements financiers proposent eux aussi des services de conseil financier, qui vont de la gestion de fortune à la prévoyance vieillesse en passant par le conseil en financement. Les clients doivent garder à l’esprit que ce conseil n’est pas toujours indépendant. Certaines banques proposent aussi, comme alternative, un conseil en gestion de fortune à l’honoraire.
Gérants de fortune
Les gérants de fortune proposent des services professionnels de gestion de patrimoine. Ils analysent la situation financière de leurs clients, élaborent des stratégies d’investissement, sélectionnent des produits de placement et surveillent en continu la performance du portefeuille. Le périmètre varie sensiblement d’un fournisseur à l’autre. Certains se limitent au portefeuille de titres, tandis qu’un Multi-Family Office coordonne en plus la prévoyance, l’immobilier, les participations et la collaboration avec le fiduciaire et l’avocat, en général sur plusieurs générations d’une même famille. Qui compare des offres devrait donc d’abord clarifier quel périmètre est réellement visé.
Conseil fiscal
Les conseillers fiscaux offrent à leurs clients un accompagnement pour optimiser leur situation fiscale. Ils aident à réduire la charge fiscale en appliquant des stratégies légales d’optimisation fiscale.
Assurances
Les conseillers en assurance aident les clients à trouver la couverture adaptée à leurs besoins. Ils analysent les risques, recommandent des produits d’assurance appropriés et accompagnent le règlement des sinistres en cas de demande d’indemnisation. Ils ne couvrent donc en général qu’une partie de la situation financière de leurs clients.
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Déroulement d’un conseil financier professionnel
Avant de recourir à un conseil, documentez votre situation financière en détail. Cela inclut les relevés de comptes, les informations sur les comptes de prévoyance, les décisions de taxation ainsi que les données relatives aux hypothèques et aux assurances.
Définissez ensuite les objectifs financiers et personnels que vous souhaitez atteindre, et essayez de fixer un horizon pour leur réalisation.
Un conseil financier complet comprend généralement les étapes suivantes :
- État des lieux de la situation personnelle : le conseiller établit une analyse complète de la situation financière du client, incluant revenus, dépenses, patrimoine existant, dettes et assurances.
- Définition des objectifs : le conseiller échange en détail avec le client sur ses objectifs financiers, ses besoins et ses objectifs de placement.
- Analyse du risque : elle détermine le niveau de risque que le client est prêt à assumer, afin d’en tenir compte dans la stratégie d’investissement.
- Analyse financière : le conseiller financier établit une analyse personnelle sur la base des paramètres identifiés.
- Recommandation de placement : sur la base des informations issues des étapes précédentes, le conseiller propose au client une stratégie d’investissement adaptée à ses objectifs individuels et à sa tolérance au risque. Selon la structure du conseil, la stratégie d’investissement peut déjà contenir des recommandations de produits concrètes.
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Les différents modèles de rémunération du conseil en gestion de fortune
Les modèles de rémunération se répartissent en trois formes : le conseil rémunéré par commissions, la commission proportionnelle au patrimoine géré et le conseil à l’honoraire.
- Conseil financier basé sur des commissions : le conseiller finance ici sa prestation par des commissions sur les produits financiers placés. Cela peut créer un conflit d’intérêts si l’intermédiaire privilégie des produits à commissions élevées. La divulgation concrète des coûts calculés (commissions) contribue à la transparence nécessaire.
- Commission sur le patrimoine géré : si le conseiller assume aussi la gestion de fortune qui suit, la rémunération se fait souvent sous forme d’une commission proportionnelle au patrimoine, en moyenne environ un pour cent, appelée management fee.
- Conseil à l’honoraire : ici, le conseiller est payé directement par le client pour sa prestation. Ce modèle peut être avantageux pour les clients disposant d’un patrimoine important, car il offre une structure de coûts transparente et peut réduire les conflits d’intérêts. Sauf accord de forfait, des taux horaires d’environ 200 francs sont courants.
Dans l’arbitrage entre coûts et bénéfices, les investisseurs devraient mettre en regard le coût du conseil, la qualité de la prestation et le rendement attendu.
Important : le développement du patrimoine privé dépend largement de l’efficacité du conseil financier et de la gestion de fortune qui s’ensuit. Si les possibilités du pilier 3a et les options d’optimisation fiscale sont exploitées de façon optimale, le gain qui en résulte peut être supérieur aux frais de conseil et de gestion de fortune. Vouloir économiser ces frais peut donc, au final, coûter plus cher qu’ils ne rapportent.
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Pas de planification financière sans une gestion des risques solide
La gestion des risques est un élément indispensable de la planification financière. Elle vise à identifier les risques potentiels, à les évaluer et à développer des mesures pour les réduire ou les éliminer. Elle contribue ainsi à minimiser les pertes financières, à protéger la base de capital et à soutenir la réussite financière à long terme.
Les conseillers financiers peuvent apporter un appui précieux dans l’identification et la mise en œuvre de stratégies de gestion des risques. Ils disposent de l’expertise et de l’expérience nécessaires pour identifier, évaluer et prioriser les risques. Ils peuvent aussi proposer des solutions sur mesure, adaptées aux besoins et objectifs spécifiques du client.
Les éléments clés d’une stratégie de gestion des risques comprennent :
- Diversification : l’une des stratégies les plus élémentaires pour réduire le risque consiste à diversifier le portefeuille, afin de répartir le risque et de limiter l’impact des fluctuations de marché.
- Assurances : le recours à des assurances pour couvrir des risques spécifiques, tels que l’incapacité de travail, l’invalidité ou le décès, peut aider à limiter les pertes financières en cas de sinistre.
- Réserve d’urgence : constituer une réserve d’urgence permet de faire face à des dépenses imprévues ou à une perte de revenu, sans devoir puiser dans les objectifs d’épargne à long terme ou dans les placements.
- Revue et ajustement réguliers : les marchés financiers et les circonstances personnelles évoluent en permanence. Une revue et un ajustement réguliers des stratégies de gestion des risques sont donc indispensables pour qu’elles restent alignées sur les besoins et objectifs.
La gestion des risques fait partie intégrante de la planification financière : elle aide à limiter les pertes financières potentielles tout en soutenant l’atteinte des objectifs financiers. L’appui de conseillers financiers expérimentés est particulièrement précieux pour développer et mettre en œuvre des stratégies de gestion des risques efficaces.
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Du conseil financier à la gestion de fortune
Le conseil financier et la gestion de fortune sont deux prestations qui diffèrent par leur responsabilité et l’étendue des services. Ces différences ont des conséquences sur les droits, les obligations et la responsabilité du prestataire.
Conseil financier contre gestion de fortune
Le conseil financier propose des suggestions de placement et des recommandations, mais la décision d’investir revient en dernier lieu au client. Le conseiller n’assume aucune responsabilité directe pour les décisions d’investissement ni leurs conséquences.
Dans la gestion de fortune, en revanche, le client donne au gérant de fortune une procuration pour prendre des décisions d’investissement en son nom et pour son compte. Une fois la stratégie d’investissement définie lors de l’entretien de conseil, le gérant de fortune assume l’entière responsabilité du portefeuille et de sa performance, ce qui inclut la sélection, l’achat et la vente de placements conformément à la stratégie convenue.
Responsabilité juridique
En cas de « conseil erroné » dans le cadre du conseil financier, entraînant des pertes, la question de la responsabilité est complexe. En principe, la responsabilité des décisions d’investissement prises incombe au client, puisque c’est lui qui prend la décision finale. Le conseiller peut toutefois être tenu responsable en cas de conseil manifestement erroné ou de manque d’information, en particulier si ce conseil n’a pas servi les intérêts du client.
Dans la gestion de fortune, le gérant de fortune porte une responsabilité plus large, et donc un risque de responsabilité plus élevé. Comme le gérant prend des décisions d’investissement de façon autonome, il est directement responsable de la performance du portefeuille. En cas de faute avérée ou de mauvaise gestion, le gérant de fortune peut être tenu pour responsable.
Gestion de fortune : mise en œuvre du conseil financier
Un conseil financier professionnel est rentable lorsqu’il est mis en œuvre avec le même niveau de professionnalisme. La mise en œuvre suppose d’abord de trouver les produits financiers adaptés. Une fois que le client a accepté les recommandations de placement de son conseiller, il donne l’ordre d’acheter des instruments de placement tels que des actions, des obligations ou des fonds de placement. Si vous n’avez recours qu’à un conseil financier pur, vous passez vous-même les ordres ou confiez l’exécution et la gestion à un autre prestataire : une société de gestion de fortune.
En séparant le conseil financier de la gestion de fortune, les clients évitent d’éventuels conflits d’intérêts du côté du conseiller. Dans la pratique, cela n’est toutefois souvent pas réalisable ou s’avère peu rentable une fois la tarification prise en compte : la performance en pâtirait trop. En règle générale, cela ne se justifie que pour des patrimoines très élevés.
Cette séparation peut néanmoins être organisée. Everon est agréé en tant que gérant de fortune selon la LEFin et fonctionne comme un Multi-Family Office, en considérant le patrimoine global d’une famille plutôt qu’un produit isolé. Everon a reçu plusieurs distinctions du magazine économique suisse BILANZ.
Une fois la stratégie de placement personnelle mise en œuvre, le portefeuille est surveillé par le gérant de fortune et ajusté en continu aux conditions de marché et aux objectifs du client. Cela signifie que le conseil financier et la gestion de fortune gardent la sécurité financière au centre lorsque de nouvelles situations de vie surviennent, en recommandant ou en prenant les mesures appropriées. Les gérants de fortune compétents se distinguent par une communication transparente sur la performance et les frais.
À lire aussi : Mandats de gestion de fortune : définition, portée et avantages

Conclusion
Le conseil financier professionnel est déterminant à certaines étapes de la vie pour atteindre ses objectifs financiers personnels. Il importe de choisir un conseiller financier qualifié et expérimenté, qui tient compte de la situation et des besoins individuels du client. Lors du choix du conseiller, les clients devraient s’attacher aux qualifications officiellement reconnues, à l’indépendance, à la transparence des frais et aux références.
Pour une première orientation sur les sujets financiers, les particuliers trouvent des informations accessibles sur le site de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA). La FINMA tient également des listes qui mettent en garde les investisseurs contre les dangers du marché financier.
Une stratégie de gestion des risques solide reste par ailleurs indispensable pour minimiser les pertes financières et contribuer à un succès durable. En règle générale, séparer le conseil financier et la gestion de fortune ne se justifie que pour des patrimoines très élevés ; en dessous, les deux prestations sont souvent réunies chez un seul prestataire, afin que la performance ne soit pas trop pénalisée par les frais. Les conseillers qualifiés se distinguent par une communication transparente et une revue régulière du portefeuille.
Questions fréquentes sur le conseil financier professionnel
Quand un conseil financier professionnel est-il rentable ?
Surtout lors d’étapes marquantes de la vie comme l’entrée dans la vie professionnelle, la fondation d’une famille, l’achat d’un bien immobilier, le passage à la retraite ou un divorce. À ces moments, revenus, obligations et objectifs évoluent en même temps. Une évaluation solide des options aide à éviter les mauvaises décisions et à utiliser efficacement le temps disponible jusqu’à la prochaine étape.
Combien coûte un conseil financier en Suisse ?
Il existe trois modèles de rémunération courants : un conseil rémunéré par des commissions sur les produits placés, une commission proportionnelle au patrimoine géré, en moyenne environ un pour cent et appelée management fee, ou un conseil facturé à l’honoraire avec des taux horaires souvent autour de 200 francs. Une divulgation transparente des coûts aide à identifier les conflits d’intérêts.
Quelle est la différence entre conseil financier et gestion de fortune ?
Dans le conseil financier, la décision sur chaque investissement reste au client, et le conseiller n’assume aucune responsabilité directe pour le résultat. Dans la gestion de fortune, le client donne au gérant de fortune une procuration pour prendre lui-même les décisions d’investissement dans le cadre convenu et pour en assumer l’entière responsabilité.
Le titre de « conseiller financier » est-il protégé en Suisse ?
Non, cette dénomination professionnelle n’est pas protégée légalement en Suisse, contrairement au titre d’avocat ou de notaire. Les clients devraient donc s’attacher à des qualifications reconnues telles que le diplôme de conseiller financier IAF, le brevet fédéral de planificateur financier ou le MAS Financial Consultant, ainsi qu’à une expérience pratique vérifiable dans le domaine financier, avant de dévoiler leur situation financière à un conseiller.
Comment reconnaître un conseil financier douteux ?
Les signaux d’alerte sont une prise de contact non sollicitée, l’exclusion de témoins lors de l’entretien de conseil, l’absence d’information sur les risques, un instrument d’épargne imposé de façon formelle, ou la demande de signer des formulaires en blanc. L’absence d’indication sur la rémunération est également un signal d’alerte. Quiconque remarque l’un de ces signes devrait interrompre l’entretien, demander un second avis et vérifier de manière indépendante les références du conseiller.
Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue ni un conseil en placement, ni une offre d'achat ou de vente d'instruments financiers. Everon AG est un gestionnaire de fortune au bénéfice d'une autorisation FINMA selon la LEFin. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.