Taux d'intérêt en Suisse 2026 : taux directeur, intérêts sur l'épargne et hypothèques
Où en sont les taux d'intérêt en Suisse à mi-2026 ? Le taux directeur de la BNS est à 0 pourcent. Cet article replace les intérêts sur l'épargne, les taux hypothécaires et leurs déterminants dans leur contexte.
À mi-2026, le taux directeur de la Banque nationale suisse (BNS) est à 0 pourcent. Les taux d’intérêt en Suisse sont donc bas par rapport aux standards internationaux. Les intérêts sur les comptes d’épargne se situent entre environ 0,1 et 1,5 pourcent selon la banque, tandis que les hypothèques à taux fixe sur longue durée oscillent entre environ 1,2 et 1,9 pourcent.
Les taux d’intérêt en Suisse concernent presque tout le monde : épargnants, investisseurs, emprunteurs et l’économie dans son ensemble. Le rythme est donné par le taux directeur de la Banque nationale suisse, qui s’établit à 0 pourcent à mi-2026. Même si la Suisse a enregistré une hausse de l’inflation ces dernières années, la hausse des prix et le niveau des taux y sont restés nettement plus modérés qu’aux États-Unis ou dans la zone euro.
Cet article replace les taux d’intérêt actuels en Suisse dans leur contexte, explique les principaux facteurs déterminants et indique les points auxquels les investisseurs et les candidats à l’accession à la propriété peuvent prêter attention. Tous les chiffres sont valables à mi-2026 ; l’environnement de taux peut évoluer rapidement.
L’essentiel en bref
- Le taux directeur en Suisse est fixé par la Banque nationale suisse (BNS). À mi-2026, il s’établit à 0 pourcent.
- Les taux d’intérêt en Suisse sont bas à l’échelle mondiale.
- Les comptes d’épargne génèrent à nouveau de légers intérêts, mais avec de grandes disparités selon les banques. Quand les taux sont bas, la valeur réelle de l’épargne peut être rogée par l’inflation.
- Les hypothèques à taux fixe sont comparativement avantageuses en ce moment.
- Quel que soit le niveau des taux, la diversification reste au coeur de toute planification patrimoniale privée.

Où en sont les taux d’intérêt en Suisse actuellement ?
Les conditions de taux touchent presque tous les secteurs de la société en Suisse. Ce sont des taux spécifiques qui s’avèrent déterminants selon les besoins.
Il existe en principe quatre grandes catégories de taux d’intérêt :
1. Taux directeurs : la Banque nationale suisse (BNS) fixe le taux directeur en Suisse. Les établissements bancaires peuvent placer des fonds auprès de la BNS ou en emprunter à court terme à ces conditions. Lors de son évaluation de la situation économique et monétaire du 18 juin 2026, la BNS a maintenu le taux directeur à 0 pourcent (source : Banque nationale suisse).
Un taux de référence important est également le SARON (Swiss Average Rate Overnight), qui a remplacé le LIBOR en tant que principal taux de référence jusqu’en 2021. Il est calculé quotidiennement sur la base du taux moyen des opérations sur le marché monétaire effectuées par les établissements financiers en Suisse. Le SARON est considéré comme un taux de référence robuste pour de nombreux produits financiers suisses ; il est calculé et publié par SIX (Swiss Exchange). Il évolue près du taux directeur et se situe donc proche de 0 pourcent à mi-2026.
2. Taux du marché monétaire : il s’agit des taux de marché pour les fonds à court terme, d’une durée maximale de douze mois.
3. Taux du marché des capitaux : il s’agit des taux de marché pour des durées supérieures à douze mois, allant jusqu’à trente ans ou plus.
4. Taux hypothécaires : ces taux suivent une évolution similaire aux taux du marché monétaire ou du marché des capitaux. Cependant, les conditions dépendent de facteurs supplémentaires, notamment la solvabilité du client, la politique commerciale de la banque concernée et ses possibilités de refinancement.
Les sections suivantes présentent brièvement les principaux produits portant intérêt et formes de crédit, ainsi que les taux d’intérêt correspondants en Suisse.
Quels intérêts sont versés sur les comptes d’épargne actuellement ?
Comme son nom l’indique, un compte d’épargne sert à constituer un capital ou à disposer d’une réserve. Il est donc particulièrement adapté aux placements à court terme. Les intérêts sur les comptes d’épargne en Suisse varient selon la banque et le type de compte. La moyenne du marché pour les comptes d’épargne suisses s’établit à mi-2026 à un peu moins de 1 pourcent, bien que de nombreuses banques établies ne versent que 0,1 à 0,3 pourcent. Les fondations de libre passage proposent des taux similaires sur les comptes de libre passage. Le niveau des taux suit l’évolution du taux directeur. La plupart des banques proposent des comptes d’épargne sans frais.
Les différences entre les banques sont considérables, ce qui justifie une comparaison des taux d’épargne. À mi-2026, certains prestataires numériques versent jusqu’à environ 1,5 pourcent (source : services de comparaison tels que moneyland.ch et VZ VermögensZentrum, à mi-2026). Les comptes d’épargne pour jeunes offrent souvent des taux plus élevés. Les banques proposent également parfois des conditions spéciales aux nouveaux clients pour les nouveaux dépôts.
Comparativement aux comptes privés, les comptes d’épargne suisses sont généralement soumis à des conditions de retrait plus restrictives, souvent limitées à des retraits mensuels, semestriels, trimestriels ou annuels. Des plafonds de 50 000 CHF par an ne sont pas rares. Selon leurs besoins, il peut donc être judicieux pour les investisseurs d’ouvrir plusieurs comptes d’épargne.
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Intérêts sur les obligations de caisse, dépôts à terme et dépôts à vue
En Suisse, la notion de dépôt à terme désigne généralement des placements à taux fixe pour des durées allant jusqu’à un an. Contrairement aux obligations de caisse, ils ne constituent pas des titres.
Avec les obligations de caisse, les dépôts à terme et les dépôts à vue, les investisseurs perçoivent des intérêts garantis sur leur dépôt pendant toute la durée convenue. En contrepartie, les fonds ne peuvent pas être retirés avant l’échéance. Le taux directeur joue également un rôle déterminant dans la fixation des taux pour ces durées. Dans l’environnement de taux zéro de mi-2026, les conditions pour ces courtes durées sont en conséquence peu élevées. Les taux concrets sont fixés par les banques suisses selon leur politique commerciale et leurs bases de calcul.
Taux d’intérêt sur les crédits à la consommation
À mi-2026, les clients privés en Suisse peuvent obtenir des prêts personnels à des taux annuels effectifs de 4 à 10 pourcent environ, selon le prestataire et la solvabilité (source : taux affichés des prestataires, à mi-2026). La Confédération plafonne par la loi les taux d’intérêt maximaux applicables aux crédits à la consommation. Ce faisant, le législateur s’appuie sur l’évolution du taux de référence et adapte régulièrement les taux maximaux.
Depuis le 1er janvier 2026, les taux d’intérêt maximaux suivants s’appliquent aux crédits à la consommation (source : Département fédéral de justice et police / Administration fédérale) :
- Crédits en espèces et prêts personnels : 10 pourcent
- Crédits par découvert, cartes de crédit et cartes clients : 12 pourcent
Où en sont les taux hypothécaires actuellement ?
Les taux hypothécaires en Suisse varient selon le type d’hypothèque, la durée et le prestataire.
Les principales formes d’hypothèques sont :
- Hypothèques à taux fixe : ces hypothèques comportent un taux fixe pour une durée convenue. Les taux varient selon la durée. À mi-2026, les valeurs indicatives se situent entre environ 1,2 et 1,55 pourcent pour une hypothèque à taux fixe sur cinq ans et entre environ 1,5 et 1,9 pourcent pour une hypothèque à taux fixe sur dix ans (source : banques et services de comparaison, à mi-2026).
- Hypothèques SARON : avec cette forme d’hypothèque, le taux est lié au SARON, auquel s’ajoute une marge individuelle fixée par la banque. Le SARON étant proche de 0 pourcent, c’est avant tout la marge qui détermine les conditions à mi-2026 ; les offres avantageuses démarrent à partir d’environ 0,6 pourcent.
Les taux effectifs obtenus par un emprunteur dépendent de plusieurs facteurs, notamment sa solvabilité, le ratio prêt-valeur du bien et les conditions générales du marché. Là aussi, il vaut la peine de comparer les offres entre les prestataires hypothécaires.

Pourquoi les taux d’intérêt en Suisse sont-ils si bas ?
La situation des taux en Suisse est façonnée par de nombreux facteurs, notamment économiques, politiques et liés au marché.
Les facteurs qui influencent le niveau des taux comprennent en particulier :
- l’évolution des taux à l’étranger,
- le taux d’inflation,
- la conjoncture et
- la politique monétaire de la Banque nationale suisse.
La hausse des taux à l’étranger influe également sur l’évolution des taux en Suisse. La Suisse doit en effet rester durablement attractive pour les investisseurs étrangers.
L’inflation et la déflation agissent sur le taux du marché. Pour les placements financiers, une sorte de prime de risque est exigée en période de forte hausse des prix, les investisseurs s’attendant à être compensés pour la hausse anticipée des prix. Sur ce plan, la Suisse continue de se comparer favorablement à l’international. L’inflation s’élevait à 0,6 pourcent en mai 2026, soit dans la fourchette cible de 0 à 2 pourcent de la BNS (source : Banque nationale suisse, évaluation de la situation monétaire juin 2026). Dans ce contexte, la BNS a maintenu son taux directeur à 0 pourcent.
L’évolution conjoncturelle influe également sur le niveau général des taux. En période de forte croissance, les investissements augmentent et, avec eux, les besoins en capitaux. En conséquence, les taux ont tendance à monter. Le même mécanisme s’applique en cas de ralentissement économique et de baisse des taux.
La Banque nationale suisse exerce une influence directe sur les taux, notamment par le biais du taux directeur, qu’elle utilise pour orienter la politique monétaire et agir sur l’économie.

Comment les taux suisses se comparent-ils sur le plan international ?
Comparativement aux grandes zones monétaires, les taux d’intérêt suisses sont plus bas et moins volatils. Le bas niveau des taux a une longue tradition en Suisse et est étroitement lié à la faible inflation et à la solidité du franc.
Alors que la BNS maintient son taux directeur à 0 pourcent à mi-2026, les taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Réserve fédérale américaine (Fed) se situent à des niveaux plus élevés. Les grandes banques centrales publient en permanence leurs taux actuels sur leurs sites internet. Les niveaux précis changent fréquemment ; ce qui importe, c’est l’écart avec la Suisse, qui persiste depuis de nombreuses années.
Les banques centrales prennent leurs décisions sur la base de l’analyse des données économiques et de leur appréciation des perspectives économiques. La Suisse n’a pas pu totalement échapper aux influences négatives, telle qu’une inflation temporairement plus élevée. Dans l’ensemble, la comparaison internationale confirme néanmoins la stabilité relative de l’économie suisse.
De multiples raisons aux changements de taux
Les banques centrales prennent leurs décisions sur la base de l’analyse des données économiques et de leur appréciation des perspectives économiques futures.
L’une des principales causes des changements de taux est l’inflation. Quand l’inflation augmente, la banque centrale peut relever les taux pour réduire la masse monétaire et freiner l’inflation.
Des changements de taux peuvent aussi intervenir en réaction aux cycles conjoncturels. En période de reprise économique, la banque centrale peut relever les taux pour prévenir une surchauffe de l’économie. En période de ralentissement économique, les banques centrales ont plutôt tendance à baisser les taux pour stimuler l’économie.
Des changements de taux surviennent également en réaction aux fluctuations de change. Quand la monnaie d’un pays s’apprécie trop fortement, la banque centrale peut abaisser les taux pour limiter les entrées de capitaux étrangers et stabiliser le taux de change.
Il convient aussi de noter que les changements de taux au niveau international ont des répercussions indirectes sur la Suisse. L’influence sur le taux de change agit sur l’économie d’exportation. Une hausse des taux à l’étranger peut également entraîner un retrait de capitaux de Suisse. Et, comme l’expérience le montre, un ralentissement de l’économie en Europe affecte aussi la Suisse.

Regard sur l’évolution historique des taux
Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) a lancé plusieurs projets de recherche pour mieux comprendre l’environnement de bas taux. Cette étude analyse l’évolution des taux d’intérêt, des taux de change et des taux d’inflation depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’en 2020.
Le taux d’intérêt réel en Suisse se situe depuis des années à un niveau bas, ce qui n’est toutefois pas inhabituel dans une perspective historique. L’étude compare la situation de la Suisse avec celle de ses principaux partenaires commerciaux dans une perspective de long terme depuis le milieu du XIXe siècle.
Le taux d’intérêt nominal suisse sur les obligations en francs (durées de cinq ans et plus) a évolué différemment des autres pays. En particulier, les taux suisses étaient plus élevés jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et particulièrement hauts dans les années précédant la Première Guerre mondiale. Au cours des dernières décennies, les taux nominaux en Suisse ont continûment baissé, franchissant même temporairement le seuil négatif après 2015. Après le tournant des taux de 2022 et 2023, une nouvelle phase de baisse des taux directeurs s’est engagée à partir de 2024, jusqu’au taux zéro constaté à mi-2026.
Le taux d’intérêt réel (corrigé de l’inflation) est resté stable jusqu’en 1930 avant de baisser sensiblement. Il s’est ensuite maintenu à un faible niveau jusqu’en 1980, a remonté jusqu’au milieu des années 1990 sans retrouver son niveau initial, puis a de nouveau décliné pour se maintenir depuis lors à un niveau historiquement bas. La tendance à l’étranger est similaire, avec toutefois quelques différences. Il est intéressant de noter que le taux d’intérêt réel suisse était plus élevé que les taux étrangers après le changement de politique monétaire suisse de l’an 2000.
L’évolution démographique a manifestement des répercussions sur l’évolution des taux. Le taux d’intérêt a tendance à être plus bas quand la population compte peu de jeunes ou une forte proportion de retraités.

Comment les taux influencent-ils les consommateurs et les marchés financiers ?
Les effets des variations de taux sur les consommateurs dépendent de la situation de chacun.
- Pour les propriétaires, la hausse des taux alourdit les charges mensuelles. Cela signifie aussi que moins de personnes peuvent se permettre d’acquérir un bien immobilier. À l’inverse, des taux bas allègent le coût du financement.
- L’épargne devient plus attractive quand les taux augmentent. À l’inverse, des taux bas peuvent avoir des conséquences importantes. Les plans de prévoyance retraite fondés sur des revenus d’intérêts, par exemple, fonctionnent moins facilement.
- Le recours aux crédits à la consommation dépend du niveau des taux. Ceux-ci déterminent donc indirectement la consommation.
Les effets des variations de taux sur les marchés financiers sont tout aussi importants.
- Les actions ont tendance à être moins attractives quand les taux montent, car le rendement des obligations sûres devient plus alléchant. Cela peut entraîner une baisse des cours boursiers. Quand les taux baissent, les placements en actions redeviennent souvent plus intéressants.
- Les variations de taux ont une incidence directe sur les marchés obligataires. Quand les taux montent, le cours des obligations existantes baisse, car les nouvelles obligations émises à un taux plus élevé sont plus attractives pour les investisseurs. Quand les taux baissent, le cours des obligations existantes monte.
- Les variations de taux ont également un impact direct sur le marché des changes. Quand les taux augmentent dans un pays, la monnaie de ce pays devient généralement plus attractive pour les investisseurs, ce qui peut conduire à une appréciation du taux de change. Quand les taux baissent, la monnaie peut perdre de son attrait.
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Ce que les investisseurs et les candidats à l’acquisition doivent prendre en compte
Qui suit attentivement les taux d’intérêt en Suisse dispose de nombreuses possibilités d’adapter ses finances en conséquence.
Le marché hypothécaire
L’environnement de bas taux rend les hypothèques comparativement avantageuses à mi-2026. Les conditions des hypothèques à taux fixe sur longue durée intègrent déjà le bas niveau du taux directeur, de sorte que les financements à plus long terme peuvent être attractifs en ce moment, notamment par rapport aux années précédentes.
Le rapport entre l’offre et la demande influence également les prix de l’immobilier. La pénurie persistante de logements soutient les niveaux de prix dans de nombreuses régions.
Pour les clients dont l’échéance de taux arrive à terme, le choix entre une durée courte et une durée longue dépend de leur propre appréciation de l’environnement de taux. Les hypothèques à taux fixe sur longue durée offrent une sécurité de planification, tandis que les durées plus courtes ou les hypothèques SARON conservent une flexibilité. Ce choix est individuel et doit correspondre à la situation personnelle de chacun.
Placer et épargner
Les épargnants perçoivent des intérêts très différents selon la banque. L’évolution des taux d’épargne suit les hauts et les bas du taux directeur. Dans un environnement de taux zéro, les épargnants doivent garder un oeil sur le taux d’inflation actuel. Cela signifie que la valeur réelle de l’argent placé peut baisser quand les taux d’épargne sont faibles si l’inflation est supérieure au taux obtenu.
La diversification reste donc le principe directeur pour les investisseurs. Selon le profil de risque personnel, cela peut impliquer des placements en fonds de placement, métaux précieux, ETF (fonds négociés en bourse) ou actions, par exemple. Les taux étant souvent plus élevés dans les banques d’autres pays européens, une comparaison des taux peut s’avérer utile. À noter : malgré la protection des dépôts, il convient de prêter attention à la notation du pays concerné.
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Perspectives du paysage des taux en Suisse
Les taux d’intérêt ont des répercussions importantes sur les stratégies des grands acteurs des marchés financiers, car les taux et les actions tendent généralement à évoluer en sens inverse. C’est pourquoi les professionnels de la finance suivent en permanence l’évolution des taux.
Lors de son évaluation de la situation du 18 juin 2026, la BNS a maintenu son taux directeur à 0 pourcent. Elle a justifié cette décision par une inflation attendue confortablement dans sa fourchette cible de 0 à 2 pourcent, tant à court qu’à moyen terme. Ses prévisions d’inflation s’établissaient à environ 0,6 pourcent pour 2026 et 2027 (source : Banque nationale suisse).
Les valeurs que prendront à l’avenir les principaux facteurs d’influence restent incertaines. Elles comprennent le taux d’inflation, la situation économique générale, l’évolution des devises et la politique monétaire des banques centrales. La BNS suit en permanence ces évolutions pour décider de son taux directeur. Des prévisions fiables sur le niveau futur des taux ne sont pas sérieusement envisageables. Toute personne planifiant un financement ou des placements a donc intérêt à s’appuyer sur sa propre situation et sur une stratégie bien diversifiée plutôt que sur des prévisions de taux isolées.
Questions fréquentes sur les taux d’intérêt en Suisse
Quel est le taux directeur de la BNS actuellement ?
Le taux directeur de la Banque nationale suisse s’établit à 0 pourcent à mi-2026. Lors de son évaluation du 18 juin 2026, la BNS l’a laissé inchangé, l’inflation étant attendue dans sa fourchette cible de 0 à 2 pourcent (source : Banque nationale suisse).
Pourquoi les taux d’intérêt en Suisse sont-ils si bas ?
La Suisse se caractérise traditionnellement par une faible inflation et un franc fort. Ces deux éléments permettent à la BNS de maintenir un niveau de taux plus bas que, par exemple, la BCE ou la Réserve fédérale américaine. À mi-2026, l’inflation s’établit à environ 0,6 pourcent, ce qui ne donne pas à la BNS de raison de relever ses taux.
Quels intérêts sont versés sur un compte d’épargne actuellement ?
Les taux d’épargne varient fortement selon les banques. À mi-2026, de nombreuses banques établies ne versent que 0,1 à 0,3 pourcent, tandis que certains prestataires numériques versent jusqu’à environ 1,5 pourcent. Comparer les taux est judicieux, car l’écart est important.
Quels sont les taux hypothécaires en 2026 ?
Les valeurs indicatives à mi-2026 s’établissent entre environ 1,2 et 1,55 pourcent pour les hypothèques à taux fixe sur cinq ans, et entre environ 1,5 et 1,9 pourcent pour les hypothèques à taux fixe sur dix ans. Les hypothèques SARON suivent le SARON, proche de 0 pourcent, auquel s’ajoute une marge bancaire. Les conditions concrètes dépendent de la solvabilité, du ratio prêt-valeur et du prestataire.
Les taux d’intérêt en Suisse vont-ils remonter ?
Cela ne peut pas être prédit de manière fiable. Le niveau futur des taux dépend de l’inflation, de la conjoncture, de la devise et de la politique monétaire de la BNS. La banque centrale surveille ces facteurs en permanence ; des déclarations certaines sur le niveau futur des taux ne sont pas possibles.
Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue ni un conseil en placement, ni une offre d'achat ou de vente d'instruments financiers. Everon AG est un gestionnaire de fortune au bénéfice d'une autorisation FINMA selon la LEFin. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des rendements futurs.