Private Equity : définition, accès et risques pour les investisseurs privés
Le private equity est du capital-investissement hors cote, immobilisé pendant de longues années. Ce guide explique qui y a accès en Suisse, comment un fonds appelle et restitue le capital, comment les participations sont valorisées et où les fonds semi-liquides atteignent leurs limites.
Le private equity, ou capital-investissement, est du capital privé investi dans des entreprises non cotées en bourse, le plus souvent regroupé dans un fonds à long horizon de placement. En Suisse, la plupart des véhicules sont réservés aux investisseurs qualifiés. L’art. 10 de la loi fédérale sur les placements collectifs de capitaux (LPCC) définit qui a la qualité d’investisseur qualifié.
Cette classe d’actifs est longtemps restée l’apanage des caisses de pension, des fondations et des familles très fortunées. Aujourd’hui, des clients privés fortunés y investissent aussi, par exemple dans le cadre d’un mandat de gestion discrétionnaire ou via des fonds semi-liquides. Dans un fonds classique, le capital reste souvent immobilisé pendant dix ans. En 2026, un grand fonds evergreen de Partners Group a en outre limité les rachats.
L’essentiel en bref
- Le private equity est du capital-investissement privé, hors cote. Les marchés privés comprennent en outre le private debt, l’immobilier privé et les infrastructures.
- La valeur mondiale des transactions de private equity a progressé de 19 % en 2025, pour atteindre environ 2’600 milliards de dollars américains (McKinsey Global Private Markets Report 2026).
- Les distributions des fonds de buyout à leurs investisseurs se sont élevées en 2025 à 14 % de la valeur nette d’inventaire (VNI), la quatrième année consécutive sous la barre des 15 % (Bain Global Private Equity Report 2026).
- La plupart des fonds de private equity sont réservés aux investisseurs qualifiés. L’opting-out vers la catégorie des clients professionnels exige une fortune d’au moins 500’000 francs assortie des connaissances requises, ou d’au moins 2 millions de francs (art. 5 al. 2 de la loi fédérale sur les services financiers, LSFin).
- Dans le fonds evergreen Global Value SICAV de Partners Group, les demandes de rachat se sont élevées à environ 9,8 % de la VNI au deuxième trimestre 2026. Le fonds a appliqué sa limite de 5 % par trimestre (Partners Group, 4 juin 2026).
Définition : qu’est-ce que le private equity ?
Le terme « private equity » vient de l’anglais et associe private (privé) et equity (capitaux propres). Il désigne le capital-investissement privé, ou capitaux propres hors cote. Avec les fonds collectés, les sociétés de private equity prennent directement des participations dans des entreprises, dans le but d’en accroître la valeur à long terme.
Les investissements dans des start-up relèvent du capital-risque (venture capital), un segment du private equity. Ce segment est par nature exposé à un risque plus élevé. Contrairement aux actionnaires d’un groupe coté en bourse, une société de private equity influence directement l’activité opérationnelle de l’entreprise cible, par exemple par :
- Le développement de la stratégie existante de l’entreprise
- L’apport de savoir-faire
- L’optimisation des processus opérationnels
- L’extension à de nouveaux produits et marchés
L’histoire du private equity commence après la Seconde Guerre mondiale. En 1946, l’American Research and Development Corporation (ARDC) est fondée à Boston. Elle compte parmi les premières sociétés à lever auprès d’institutions des capitaux destinés à de jeunes entreprises.
Aujourd’hui, le private equity est rattaché aux marchés privés (Private Markets). Ceux-ci comprennent quatre domaines principaux :
- Private equity : participations dans des entreprises non cotées
- Private debt : prêts directs aux entreprises
- Immobilier privé : investissements dans des projets immobiliers
- Infrastructures : participations dans des actifs d’infrastructure
Quelle est la taille du marché du private equity aujourd’hui ?
Selon le McKinsey Global Private Markets Report 2026, la valeur mondiale des transactions de private equity a progressé de 19 % en 2025, pour atteindre environ 2’600 milliards de dollars américains. Les cessions (exits) ont elles aussi repris : leur volume a atteint environ 1’300 milliards de dollars américains en 2025, le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré.
D’après le Bain Global Private Equity Report 2026, les distributions des fonds de buyout à leurs investisseurs se sont élevées en 2025 à 14 % de la VNI, la quatrième année consécutive sous la barre des 15 %. La même source recense dans les fonds de buyout environ 32’000 entreprises encore en portefeuille, d’une valeur de 3’800 milliards de dollars américains. La durée de détention jusqu’à la cession est d’environ sept ans, contre cinq à six ans en moyenne de 2010 à 2021.
Comment fonctionne le private equity ?
Un fonds de private equity collecte des engagements de capital auprès d’investisseurs, acquiert grâce à ces capitaux des participations majoritaires ou minoritaires significatives dans des sociétés non cotées, puis les revend après quelques années. Le rendement naît de l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente. Entre-temps, le gestionnaire du fonds accompagne la direction dans le développement de l’entreprise, par exemple sur la stratégie, les coûts ou les acquisitions complémentaires. Les moyens supplémentaires nécessaires sont mis à disposition sous forme de capitaux étrangers par des banques ou d’autres bailleurs de fonds.
On distingue, selon la phase de développement de l’entreprise :
- Le capital-risque lors de la création d’une entreprise dotée d’un modèle d’affaires prometteur
- Le capital-développement lors de l’expansion d’une entreprise vers de nouveaux marchés ou segments de produits
- Le financement de buyout lors du rachat d’une entreprise établie
Les jeunes entreprises obtiennent rarement un crédit bancaire avant d’avoir fait leurs preuves. Dans un buyout, en revanche, les capitaux étrangers font partie intégrante du financement. Deux formes sont courantes : le leveraged buyout (LBO) et le management buyout (MBO).
Leveraged buyout (LBO)
Dans un LBO, la majeure partie du prix d’acquisition de l’entreprise cible est financée par emprunt. La dette est portée par l’entreprise cible. Les prêts sont remboursés grâce au cash-flow de l’entreprise acquise.
Management buyout (MBO)
Dans un MBO, l’opération est lancée par la direction de l’entreprise elle-même. Le déclencheur peut être une transmission ou un assainissement que les propriétaires actuels n’assument pas eux-mêmes. Le capital est apporté par la direction et par une ou plusieurs sociétés de private equity.
Comment le capital circule-t-il dans un fonds de private equity ?
Dans un fonds de private equity classique, les investisseurs ne versent pas la totalité du montant en une seule fois. Ils prennent un engagement de capital que le fonds appelle sur plusieurs années, au fur et à mesure de ses investissements. Les distributions n’interviennent qu’une fois les participations vendues. L’investisseur doit donc garder le montant engagé à disposition pendant des années.
Le déroulement comporte trois phases :
- Phase d’investissement : durant les premières années, le fonds appelle le capital engagé par tranches (appels de capital). Si un investisseur ne règle pas un appel dans les délais, les documents du fonds prévoient en règle générale des pénalités.
- Phase de détention : le fonds développe les entreprises. Les frais courent déjà, les revenus se font attendre.
- Phase de cession : les ventes et les introductions en bourse donnent lieu à des distributions en faveur des investisseurs.
Comme des coûts apparaissent dans les premières années, avant que des gains soient réalisés, la performance d’un jeune fonds affiche souvent un recul au départ. Cette évolution s’appelle la courbe en J. Souscrire à plusieurs fonds de millésimes différents (vintages) répartit les flux entrants et sortants dans le temps. Notre article sur les coûts des fonds Private Markets explique comment les frais de gestion, le taux de rendement minimal (hurdle rate) et l’intéressement aux plus-values (carried interest) interagissent.
Outre la souscription initiale d’un nouveau fonds (investissement primaire), il existe deux autres approches. Dans le cas des transactions secondaires (secondaries), un investisseur rachète des parts de fonds existantes à d’autres investisseurs. Le capital est alors déjà investi, et la courbe en J est plus courte. Avec les co-investissements, il prend une participation directe dans une entreprise déterminée, aux côtés d’un fonds. Le risque se concentre alors sur une seule société.
Comment le private equity crée-t-il de la valeur ?
Le private equity dégage une plus-value lorsqu’une entreprise vaut plus à la vente qu’à l’achat. Cette plus-value naît de trois façons. Le chiffre d’affaires et le bénéfice augmentent pendant la durée de détention. L’acquéreur paie à la vente un multiple de valorisation plus élevé. Et les capitaux étrangers, qui ont financé une partie du prix d’achat, sont remboursés grâce au cash-flow de l’entreprise.
La capacité d’un fonds à exploiter ces leviers dépend fortement du gestionnaire. Selon le J.P. Morgan Guide to Alternatives (3e trimestre 2026), le rendement à dix ans des fonds de private equity, exprimé en taux de rendement interne (TRI), s’élevait à 1,1 % au 25e percentile et à 20,4 % au 75e percentile, soit un écart de 19,3 points de pourcentage. Pour les fonds actions mondiaux de grandes capitalisations, ce même écart était de 3,6 points de pourcentage. Les deux mesures ne reposent pas sur la même base : rendement annualisé pour les fonds actions, TRI pour le private equity.

En quoi le private equity se distingue-t-il des actions ?
Comme une action, le private equity est une participation au capital d’une entreprise. Mais ces entreprises ne sont pas cotées en bourse, leurs parts n’ont pas de prix de marché quotidien et ne se vendent guère pendant la durée du fonds. La société de private equity influence en outre directement la direction, ce que les actionnaires d’un groupe ne peuvent généralement pas faire.
On ne peut pas prédire si le private equity fera finalement mieux que les actions cotées : cela dépend de la sélection du fonds, du moment d’entrée et de la durée de détention.
Potentiel et risques du private equity
Le private equity n’est pas le socle d’un portefeuille et suppose un horizon de placement long. Le risque financier est élevé et peut, dans des cas exceptionnels, aller jusqu’à la perte totale du capital investi. Avant toute décision d’investissement, il convient de tenir compte des risques suivants :
- Risque de liquidité : le capital est immobilisé pour toute la durée de l’investissement et n’est pas librement disponible.
- Risque de valorisation : les participations non cotées n’ont pas de prix de marché quotidien.
- Frais élevés : les frais de gestion et l’intéressement du gestionnaire aux plus-values réduisent le rendement net.
- Risque lié au gestionnaire : les résultats des fonds divergent fortement.
- Risque de perte totale : les entreprises cibles peuvent devenir insolvables. Dans un fonds comptant peu de participations, cela peut coûter une grande partie du capital.
- Manque de transparence : la visibilité sur les transactions réalisées est souvent limitée.
- Absence de contrôle : pendant la durée du fonds, les investisseurs n’ont aucune influence sur ses décisions.
- Risque de change : de nombreux fonds sont libellés en dollars américains ou en euros.
Le potentiel du private equity réside dans l’accès à des entreprises inaccessibles en bourse, ainsi que dans la création de valeur par une gestion active de la société de private equity. L’effet de diversification du private equity se lit mal dans les chiffres historiques, en raison de valorisations lissées.
Comment le private equity est-il valorisé ?
Les participations de private equity ne sont pas négociées en bourse : le gestionnaire du fonds en estime donc la valeur. Le critère retenu est la juste valeur (fair value) selon les lignes directrices de l’International Private Equity and Venture Capital Valuation Board (IPEV), soit le prix qui serait obtenu lors d’une vente ordonnée à la date d’évaluation. Il en résulte la VNI du fonds, en général mensuelle ou trimestrielle.
En pratique, cette valorisation s’appuie sur des multiples de sociétés cotées comparables, sur des transactions et sur des modèles d’actualisation des flux de trésorerie (DCF). Elle suit le marché avec un décalage. Lorsque les bourses baissent, la VNI publiée recule plus tard et de façon atténuée. Les rendements déclarés fluctuent donc moins que la valeur économique des participations. La faible volatilité des statistiques de private equity résulte en partie de ce lissage et ne traduit pas un risque moindre.
Une hausse des taux d’intérêt réduit la valeur des participations, car des bénéfices qui ne se réaliseront que dans quelques années valent moins aujourd’hui. Cet effet ne se répercute, lui aussi, sur la VNI qu’avec retard. Dans les fonds semi-liquides, ce décalage redistribue de la valeur entre les investisseurs. Si la VNI reste, après une baisse des cours, supérieure à la valeur économique, un investisseur qui demande le rachat de ses parts reçoit plus que ce qu’elles valent à cet instant, et les investisseurs restants supportent la différence. Après une hausse des cours, c’est l’inverse.

Qui peut investir dans le private equity en Suisse ?
En Suisse, c’est surtout le statut d’investisseur qui détermine l’accès. La plupart des fonds de private equity sont réservés aux investisseurs qualifiés, parmi lesquels les clients professionnels et les clients privés liés par une relation durable de gestion de fortune ou de conseil en placement avec un intermédiaire financier surveillé. Pour les fonds institutionnels, qui s’adressent surtout aux investisseurs institutionnels et aux family offices, la souscription minimale se situe en outre souvent à 250’000 francs ou davantage.
Les ETF sur des sociétés de private equity cotées sont ouverts à tous les investisseurs et négociables chaque jour. Ils ne reproduisent toutefois la classe d’actifs que de manière indirecte, car ils contiennent les actions des sociétés et non leurs participations. Les fonds de fonds, qui investissent dans plusieurs fonds de private equity, ajoutent un second niveau de frais.
Qui est considéré comme investisseur qualifié en Suisse ?
Sont qualifiés, d’une part, les clients professionnels. D’autre part, selon l’art. 10 al. 3ter LPCC, sont considérés comme investisseurs qualifiés les clients privés pour lesquels un intermédiaire financier surveillé agit dans le cadre d’une relation de gestion de fortune ou de conseil en placement établie sur le long terme, sauf s’ils ont déclaré refuser ce statut. Cette déclaration, par laquelle ils refusent ce statut, doit revêtir la forme écrite ou toute autre forme permettant d’en établir la preuve par un texte.
Sans une telle relation, il faut passer par l’opting-out prévu à l’art. 5 al. 2 LSFin. La loi exige alors soit les connaissances nécessaires pour comprendre les risques liés aux placements et une fortune d’au moins 500’000 francs, soit une fortune d’au moins 2 millions de francs. La même forme s’applique à la déclaration d’opting-out.
Quelles règles s’appliquent aux fonds en Suisse ?
La LPCC détermine avant tout quels investisseurs peuvent acquérir quels fonds de private equity en Suisse. Elle exige une approbation de la FINMA lorsqu’un fonds étranger est proposé à des investisseurs non qualifiés. Elle prévoit en outre le L-QIF, une forme de fonds réservée aux investisseurs qualifiés. Pour les caisses de pension, l’ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2) fixe des limites propres.
- Limited Qualified Investor Fund (L-QIF) : cette forme de fonds suisse existe depuis le 1er mars 2024. Selon l’art. 118a LPCC, un L-QIF est ouvert exclusivement aux investisseurs qualifiés et ne requiert ni autorisation ni approbation de la FINMA. Il est géré par une direction de fonds ou un gestionnaire de fortune collective, eux-mêmes surveillés.
- Fonds étrangers : lorsqu’un fonds étranger, y compris un ELTIF européen, est proposé en Suisse à des investisseurs non qualifiés, il requiert l’approbation de la FINMA (art. 120 LPCC). Pour une offre limitée aux investisseurs qualifiés, cette approbation n’est pas nécessaire.
- Caisses de pension : selon l’art. 53 al. 1 OPP 2, le private equity fait partie des placements alternatifs, plafonnés à 15 % de la fortune globale par l’art. 55 OPP 2. Depuis le 1er janvier 2022, il existe en outre une catégorie propre pour le private equity et le private debt d’entreprises suisses non cotées, avec une limite de 5 %.
Voies d’accès pour les investisseurs privés suisses
L’accès passe par différents types de fonds ou par le statut d’investisseur :
- Fonds semi-liquides : les fonds evergreen acceptent de nouveaux capitaux en continu et permettent des rachats à intervalles fixes, avec des montants minimaux plus bas que ceux des fonds classiques. Les rachats sont limités (voir la section suivante).
- Fonds fermés classiques : l’engagement de capital porte sur toute la durée du fonds et est appelé par tranches, souvent à partir de 250’000 francs.
- Transactions secondaires et co-investissements : le plus souvent via des fonds spécialisés ou en complément de participations existantes dans des fonds.
- Mandat de gestion discrétionnaire : les clients privés liés par une relation durable de gestion de fortune avec un intermédiaire financier surveillé sont considérés comme investisseurs qualifiés au sens de l’art. 10 al. 3ter LPCC, sauf s’ils ont déclaré refuser ce statut. Everon dispose de sa propre équipe de gestion de portefeuille et propose Private Markets comme prestation distincte.
Que se passe-t-il lorsque de nombreux investisseurs veulent quitter un fonds evergreen en même temps ?
Les fonds evergreen plafonnent les rachats par période à une part fixe de la VNI. Si les demandes dépassent cette limite, elles sont réduites proportionnellement et, selon le fonds, reportées à des dates ultérieures. Ce mécanisme s’appelle le gating. Il évite aux investisseurs restants de voir des participations vendues dans l’urgence.
La Global Value SICAV, un fonds evergreen de Partners Group de droit luxembourgeois, en offre un exemple. Au deuxième trimestre 2026, les demandes de rachat ont atteint environ 9,8 % de la VNI. Selon le prospectus, les rachats nets sont limités à 5 % de la VNI par trimestre civil, et Partners Group a annoncé le 4 juin 2026 qu’il appliquerait cette limite. Les demandes au-delà de cette limite n’ont donc pas été exécutées au cours du même trimestre.
Le 2 octobre 2026, Partners Group a annoncé son intention de scinder le fonds en deux sous-portefeuilles : l’un réinvestit les revenus, l’autre distribue le produit des cessions. Le projet est soumis à l’approbation des actionnaires (Partners Group, communiqué de presse du 2 octobre 2026).
Chaque fonds evergreen fixe dans son prospectus la limite de rachat, la réserve de liquidité, la ligne de crédit et le traitement des demandes réduites.
En quoi les fonds de private equity se distinguent-ils ?
Les fonds de private equity se distinguent surtout par la phase de développement, le secteur, la région et la taille des entreprises cibles. Les fonds de capital-risque financent de jeunes entreprises exposées à un fort risque de défaillance, les fonds de capital-développement l’expansion d’entreprises établies et les fonds de buyout le rachat d’entreprises entières. Chaque fonds fixe ces orientations dans ses documents avant la souscription.

Points à vérifier avant un premier investissement en private equity
Les documents d’un fonds de private equity répondent à la plupart des questions en suspens avant une souscription. Ces points y figurent ou peuvent être demandés au prestataire :
- Durée du fonds et première date à laquelle du capital peut être restitué
- Montant et calendrier des appels de capital
- Expérience de la société de gestion et résultats de ses fonds précédents
- Stratégie, secteurs et régions dans lesquels le fonds investit
- Ensemble des frais, y compris l’intéressement de la société de gestion aux plus-values
- Pour les fonds evergreen, limite de rachat, réserve de liquidité et traitement des demandes réduites
- Monnaie et domicile du fonds
Conclusion sur le private equity
Le private equity désigne l’investissement en capital d’entreprises non cotées. Un fonds collecte des engagements de capital, les appelle sur plusieurs années et ne restitue le capital qu’après des cessions. En Suisse, c’est surtout le statut d’investisseur qualifié qui détermine l’accès. Les clients privés y accèdent aussi par une relation durable de gestion de fortune avec un intermédiaire financier surveillé.
En 2025, les distributions des fonds de buyout sont restées pour la quatrième année consécutive sous 15 % de la VNI. En 2026, un fonds evergreen de Partners Group a limité les rachats à 5 % par trimestre, alors que les demandes de rachat atteignaient environ 9,8 %.
À lire aussi :
Questions fréquentes sur le private equity
Qu’est-ce que le private equity en termes simples ?
Le private equity est du capital privé investi dans des entreprises qui ne sont pas cotées en bourse. Les investisseurs regroupent généralement leur capital dans un fonds. Celui-ci acquiert des parts de sociétés cibles, en accroît la valeur sur plusieurs années, puis revend les participations. Avec le private debt, l’immobilier privé et les infrastructures, le private equity est l’un des quatre domaines principaux des marchés privés.
Qui peut investir dans le private equity en Suisse ?
La plupart des fonds de private equity sont réservés aux investisseurs qualifiés. Selon l’art. 10 al. 3ter LPCC, cela comprend aussi les clients privés pour lesquels un intermédiaire financier surveillé agit dans le cadre d’une relation de gestion de fortune ou de conseil en placement établie sur le long terme, sauf s’ils ont déclaré refuser ce statut. Sans une telle relation, il faut passer par l’opting-out prévu à l’art. 5 al. 2 LSFin.
Quel est le montant minimal pour investir dans le private equity ?
Pour les fonds institutionnels classiques de private equity, la souscription minimale se situe en Suisse souvent à 250’000 francs ou davantage. Les fonds evergreen semi-liquides et les fonds de fonds ont des montants minimaux plus bas, variables selon le prestataire. Les ETF négociés en bourse sur des sociétés de private equity cotées ne reproduisent la classe d’actifs que de manière indirecte et ne prévoient pas de souscription minimale.
Quels sont les risques du private equity ?
Les principaux risques sont l’absence de liquidité pendant de nombreuses années, une transparence limitée, des frais élevés, des valorisations qui suivent le marché avec retard et de grands écarts entre les gestionnaires de fonds. Dans les cas extrêmes, une perte totale du capital investi est possible. Le capital immobilisé n’est pas disponible pendant toute la durée de l’investissement.
Combien de temps le capital est-il immobilisé dans le private equity ?
Les fonds de private equity classiques ont généralement une durée d’environ dix ans, et leurs parts ne peuvent pas être vendues en bourse pendant cette période. Les fonds evergreen permettent des rachats à intervalles fixes, mais les limitent le plus souvent à une part de la fortune du fonds par trimestre. Si les demandes dépassent cette limite, elles sont réduites et, selon le fonds, reportées à des dates ultérieures.
Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue ni un conseil en placement, ni un conseil juridique ou fiscal, ni une offre d'achat ou de vente d'instruments financiers. Everon AG est un gestionnaire de fortune au bénéfice d'une autorisation FINMA selon la LEFin. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.